Ronda : Le Rond du vent

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Posted 29 août 2010 in Les Dominos de, pele mele

Ronda, le rond du vent, 73

Huile et acrylique sur toile, techniques mixtes.

Signée au recto en bas à droite, en noir Roberdhay 73.

Hauteur 81 cms. Largeur 100 cms.

Ronda, le rond du vent, verso

Au verso, une inscription au fusain, à gauche : Ronda :

Le rond du vent

Roberdhay 73

A droite du cadre, un deuxième titre :

Ronda : le rond du rond comme on dit le fin du fin.

 

Le rond du vent c’est-à-dire l’étoile des vents. Ou bien le rond du ventre de la parturiente.

Pour paraphraser Rudyard Kipling :

Mais il n’est plus ni Est, ni Ouest, ni Nord ni Sud,

ni frontière, ni race, ni naissance,

quand deux hommes forts se retrouvent face à face,

même s’ils viennent des deux bouts de la Terre.

Dialectique, le fÅ“tus, l’embryon, est le résultat d’une dialectique, du dialogue dans le couple. Deux êtres forts se rencontrent et leur force annihile la belligérance, engendre une nouvelle création qui dépasse leurs deux êtres conjoints.

C’est le point fort et central : l’image d’un embryon traversé par une femme nue mais habillée au-dehors de l’embryon, et habité par un écolier au couffin, paré pour un long voyage ou pour un pique-nique pantagruélique. Le couffin est posé sur un éclat de granit d’un pavé de Paris ou d’un bout de ciment cassé qui s’est détaché du joint des pavés de Paris. Quant à l’embryon, ou l’ovule si vous préférez, il ou elle abrite aussi une tomate rouge, certainement bien juteuse et goûteuse.

Le trait supérieur du domino s’est déplacé pour inviter une femme en mouvement, tirant un sac, un couple au loin, quelques danseurs plus près.

De chaque côté du domino, en décalé, deux ronds habités eux aussi par de petits embryons, ces fameux ronds dessinés à l’encre noire d’imprimerie, avec des personnages, on l’imagine, et surpeints de volutes ou spirales. Une ficelle attache les deux ronds de chaque côté du domino, une pince à linge pour tenir tout ce beau linge et l’empêcher d’être emporter par le vent.

Mais le rond du rond, c’est bien là la description d’une paire de fesses, bien rondes et c’est le fin du fin pour l’artiste, c’est-à-dire le nec plus ultra, la fin en soi, objective et absolue de Kant, cherchée pour elle-même, terme auquel tout être ou toute chose tend ou va instinctivement ou par nature, la partie de l’anatomie la plus reculée, le fin fond, l’édition spéciale. Là-bas, tout est clair et obscur à la fois.

La finalité du rond du derrière c’est le rond par-devant : l’embryon est au centre de nos préoccupations car cette gestation qui donne naissance, naissance qui nous paraît impossible mais nécessaire, est exemplaire du mystère, de l’énigme de la création du monde.

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